Nice read on Ryan McDonagh - insight from his coach former NHL'er Mike Eaves, compares him more to Mike Komisarek than a former protege Ryan Suter.
McDonagh comparé à Komisarek!
Mathias Brunet
La Presse
Le premier choix du Canadien en 2007, le défenseur Ryan McDonagh, aurait du Mike Komisarek dans le nez, paraît-il.
L'affirmation a de quoi étonner, d'autant plus que Mike Komisarek est droitier et que McDonagh est gaucher et que celui-ci concède actuellement une trentaine de livres au gros défenseur du Canadien.
Mais lorsque le commentaire émane de l'entraîneur de McDonagh chez les Badgers de Wisconsin, Mike Eaves, un homme qui a pu suivre les progrès de Komisarek au sein des équipes nationales juniors américaines, il faut le prendre au sérieux.
«On me demande souvent de le comparer à Ryan Suter (premier choix des Predators en 2003), mais je dirais plutôt qu'il me rappelle quelqu'un que vous connaissez bien à Montréal, Mike Komisarek, confiait Eaves au bout du fil il y a quelques jours lors d'un entretien téléphonique avec La Presse. Ryan n'est pas le style de joueur à transporter la rondelle d'un bout à l'autre de la patinoire. Ce n'est donc pas le défenseur offensif typique. Mais sa façon de défendre son territoire, son positionnement, son acharnement, sa force physique, sa première passe et surtout ses nombreuses mises en échec percutantes me rappellent Komisarek. Je sais que Komisarek est plus imposant physiquement, mais McDonagh, à 205 livres, est déjà mature sur le plan physique et vous seriez surpris à quel point il est solide sur ses patins. Il aime frapper, vous verrez»
Eaves, ancien attaquant des North Stars et des Flames, n'est pas le dernier venu. Il a mené l'équipe nationale américaine junior à la seule médaille d'or de son histoire au Championnat mondial en 2004. Deux ans plus tard, il remportait le Championnat national de la NCAA avec Wisconsin. Depuis qu'il a accepté le poste d'entraîneur en chef des Badgers en 2002, neuf de ses joueurs ont atteint la LNH, dont Ryan Suter, Joe Pavelski, Jack Skille, René Bourque et Tom Gilbert, toutes des vedettes montantes.
Même s'il est âgé d'à peine 18 ans, McDonagh est déjà un pilier chez les Badgers. Le jeune homme a amassé 12 points, dont cinq buts, en 26 matchs, et sa fiche de +8 lui confère le troisième rang du club à ce chapitre, deuxième chez les défenseurs derrière son partenaire Jamie McBain, choix de deuxième ronde des Hurricanes en 2006.
«Ryan a été bon, très bon pour nous même depuis le début de la saison, lance le coach. La différence de calibre est énorme entre l'école secondaire et les rangs collégiaux, mais réussit à corriger ses erreurs grâce à sa grande mobilité. On ne donne pas toujours beaucoup de responsabilités aux recrues, surtout les défenseurs, mais Ryan est très mature pour son âge et on n'hésite pas à l'employer en supériorité et infériorité numériques, et il fait partie de notre premier quatuor de défenseurs. On n'est pas inquiets lorsqu'il est sur la glace, même contre les meilleurs joueurs adverses.»
Mike Eaves s'est retrouvé dans une position inconfortable lorsque son poulain a été ignoré par l'équipe nationale junior américaine lors du Championnat mondial junior. L'entraîneur en chef de l'équipe américaine, John Hynes, était l'adjoint d'Eaves lorsque celui-ci entamé sa carrière d'entraîneur à Wisconsin, et Hynes occupait ce même rôle pour Eaves lors du Championnat mondial junior en 2004.
«J'ai été un peu surpris, c'est sûr, d'autant plus qu'ils l'ont surveillé de près avant de prendre leur décision, mais je n'ai pas voulu en discuter avec lui, de dire Eaves. Je sais dans quelle position il se trouvait pour l'avoir occupée moi-même. Il avait un plan en tête et les défenseurs qu'il a choisis devaient mieux répondre à ce plan. Ça aurait été une belle expérience pour Ryan mais j'ai adoré sa réaction quand il a su qu'il ne serait pas du tournoi. Il m'a regardé droit dans les yeux en me disant que ça allait faire de lui un meilleur joueur et qu'il allait leur montrer qu'il aurait dû y être. Et depuis ce temps, il joue encore mieux. On le sent de plus en plus confiant avec la rondelle. Il sera avec l'équipe l'an prochain, c'est sûr.»
À moins qu'il ne se joigne au Canadien d'ici là comme l'avait fait Suter avec les Predators après seulement un an dans la NCAA.
«J'aimerais évidemment le garder encore l'an prochain, mais je ne connais pas les intentions du Canadien. Je sais qu'ils le suivent de près et que ses recruteurs discutent régulièrement avec notre entraîneur des défenseurs Mark Osiecki. Physiquement, il serait prêt à entamer sa carrière chez les professionnels. Mais ici, il peut se développer à son rythme, ses petites erreurs n'ont pas de conséquences aussi importantes que s'il jouait dans la Ligue nationale. Dans le cas de Suter, il était venu me voir en me disant qu'il ne pouvait refuser une telle somme d'argent. Avec le recul, peut-être aurait-il pris un an de plus avec nous. Le Canadien saura prendre la bonne décision dans l'intérêt de tous.»
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http://www.cyberpresse.ca/article/20080128/CPSPORTS0101/801280787/5128/CPSPORTS01